Comment être gluten free sans être relou ?

Ça y est : vous avez été diagnostiqué et vous commencez un régime sans gluten. Chez Because Gustave, on vous a toujours dit que ce n’était pas la fin du monde. C’est pourquoi on a demandé à Celia Kaye, une blogueuse américaine, de nous donner ses meilleures astuces pour que ce régime ne pourrisse pas vos relations avec vos proches. On dit quoi ? « Merci Celia Kaye ».

Comment être gluten free sans être relou ?

Celia Kaye, blogueuse américaine ©Bent Frame LLC

Non, vous n’allez pas devoir vivre en ermite, reclus dans votre caverne, sans famille, sans amis, juste parce que vous devez suivre un régime sans gluten. On va tenter de vous redonner de l’appétit ! Aujourd’hui, on vous livre sur un plateau les conseils amicaux d’une blogueuse américaine pour que le gluten free ne vous pourrisse pas la vie. Celia Kaye, qui est publiée notamment dans le Huffington Post, ne vous veut que du bien. La preuve avec deux situations à hauts risques qu’elle déjoue avec des conseils pleins de bon sens.

Piège n°1 : le resto

Le scénario :

Comment être gluten free sans être relou ? /3

Partager un repas entre amis ? C’est toujours possible ! ©Ali Inay

« Je dois retrouver une amie pour dîner et elle veut aller dans un restaurant en particulier, que je n’ai jamais testé avant. Comme je viens juste d’être diagnostiquée cœliaque, aller dans un restaurant qui ne m’est pas familier me rend un peu mal à l’aise parce que je ne suis pas sûre d’y trouver des plats adaptés aux intolérants. Mais en même temps, je ne veux pas demander à mon amie d’aller ailleurs parce que je ne veux pas lui imposer un restaurant sans gluten. Mais elle va finir par s’en vouloir de m’avoir imposé un endroit où je ne suis pas à l’aise. C’est le genre de situation où tout le monde est mal à l’aise au final », imagine Celia Kaye.

Le conseil :

Désamorcez la situation de suite et arrêtez d’essayer d’imaginer… ce que l’autre peut bien être en train d’imaginer ! Pour Celia Kaye, il faut dire le plus vite possible à ses proches que ça ne vous gêne pas du tout s’ils continuent à manger des pâtes au blé ou une baguette croustillante juste sous vos yeux. Mais pas question non plus de leur cacher votre maladie. La clé ici (comme souvent dans la vie, hein), c’est la communication.

Piège n°2 : le test

Le scénario :

Comment être gluten free sans être relou ? /5

©Mallory Johndrow

« J’ai été diagnostiquée cœliaque et je veux que mes proches se fassent tester à leur tour. Je vais voir mon frère une première fois, il refuse. Deux mois plus tard, je reviens à la charge. Mais plus je lui en parle, plus il refuse de m’écouter argumenter sur l’importance de se faire tester. Dans ce scénario, mon frère peine même en venir à penser que je souffre de ‘paranoïa cœliaque’ et que je le harcèle sans raison », imagine encore Celia Kaye.

Le conseil :

Il va falloir jouer les équilibristes pour encourager vos proches à se faire tester sans les persécuter pour autant, prévient la blogueuse américaine. Et tout est une question de rythme : mieux vaut laisser passer un peu de temps pour revenir à la charge plutôt que de remettre le sujet sur la table à chaque repas. Tout en gardant bien à l’esprit que même si le test est revenu négatif pour l’un de vos proches, mieux vaut rester vigilant au fil des années, au cas où.

Comment être gluten free sans être relou ? /6

La solution ? La communication ! ©Gabriel Gurrola

Pour Celia Kaye, la vie des intolérants ressemble finalement à un grand « cirque », où le gluten peut se cacher partout et bousculer vos relations avec vos proches. Et les rayons gluten free dans les supermarchés n’ont pas que du bon : « ça a donné l’idée que le régime sans gluten n’est pas un traitement à part entière de la maladie cœliaque », regrette-t-elle. Son dernier conseil pour la route : quand vous vous présentez, ne dites pas « je suis gluten free » (sous peine de passer pour une Gwyneth Paltrow illuminée), dites plutôt « je suis cœliaque »… et préparez vous à faire un peu de pédagogie.

La photo de couverture est signée ©Kevin Curtis !


A PROPOS DE L'AUTEUR

Fannie Rascle

<p>Après sept belles années à travailler pour une rédaction web, Fannie a quitté les Champs-Elysées, direction la Maison-Blanche ! Installée à Washington depuis quelques mois, elle collabore avec plusieurs médias francophones, à la radio ou sur le web. Ses thèmes de prédilection : l’environnement, l’éducation, les débats de société et… tout ce qui se mange !</p>