Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… ©Erwann Terrier pour L'Express

Mangeurs sans, gluten, lactose, viande… nous sommes si impolis. Heureusement que L’Express nous a ouvert les yeux ! Chassez le naturel et il revient au galop, nous nous permettons une dernière impolitesse : le droit de répondre sans qu’on nous donne la parole.

Mais de quoi s’agît-il ?!

Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… - Le numéro de L'Express ©Because Gus

Le numéro de L’Express ©Because Gus

La semaine du 7 au 13 novembre 2018, le magazine L’Express a publié un dossier de 9 pages très justement nommé « Sans gluten, viande, lait, alcool… Engueulades à table (et casse-tête en cuisine) ».

Si vous ne le trouvez pas, il s’agit du numéro 3514, dont nous allons, en plus, vous révéler quelques extraits… quelle outrecuidance !!

Ils se prennent pour qui ces mangeurs sans ?!

Les mangeurs sans sont aux chefs ce que les handicapés sont aux architectes : une tannée, pour rester poli.

Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… The Last Thanksgiving ©Roz Chast

The Last Thanksgiving ©Roz Chast

Ils vous ajoutent des contraintes, les directives européennes, qui doivent leur faciliter la vie, compliquent la vôtre… Surtout qu’en France la gastronomie et les beaux bâtiments étaient là bien avant eux. Pourquoi donc les changer, alors qu’ils font notre renommée ?

Non circulez, enfin comme vous pouvez, et faîtes plutôt comme tout le monde.

Gérald Andrieu, auteur de l’article, fait d’ailleurs bien de le rappeler « on comprend presque pourquoi notre pays a tenu à faire inscrire en 2010 le « repas gastronomique à la française » sur la « liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité […] Comme si ce monument était en péril. Comme s’il fallait transmettre aux générations futures la mémoire, peut-être bientôt perdue, de cette tradition »

Nous mangeurs sans, devons respecter les traditions et faire nos arrangements en privé. La différence, comme la religion, en France, n’a pas le droit d’être mentionnée sur la place publique.

Mais quelle bande d’impolis ces mangeurs sans !!

Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… La fin d'une époque ? ©François Pistorius

La fin d’une époque ? ©François Pistorius

Le Guide des convenances de Liselotte, dans son édition de 1931, référence mondiale et incontestée, explique très bien que les régimes « complique(nt) la tâche de la maîtresse de maison […] tout invité soumis à un traitement n’en embarrasse pas ses hôtes, lorsque ceux-ci l’ignorent ; pour une fois, il y fait infraction, mangeant peu et choisissant de préférence des plats qui lui semblent le plus se rapprocher de ceux prescrits »

Heureusement que Gilles, cœliaque, témoigne de son « inadaptation » dans ce dossier. Il sait gérer et « s’il y a du gluten dans un plat qui m’est proposé, je ferai un effort, je trierai et je mangerai en petite quantité. » Rien de plus simple.

Opération sans… douleurs à l’intestin ! / 1

Ce n’est rien ! ©Hanna Knutsson

Nous les mangeurs sans, avons, et c’est bien connu, des lubies. Elles s’appellent maladie cœliaque, intolérance au lactose, allergies… on les a bien sûr délibérément choisies, à la naissance pour les plus malins ou quand ça nous arrangeait, mais elles doivent être laissées au vestiaire pour ne pas troubler la bienséance. Nos gaz ne doivent pas perturber l’atmosphère, nos petits problèmes de courante n’intéressent personne et un choc anaphylactique serait tellement mal venu, non ce n’est pas une raison valable pour quitter la table.

Qui voudrait ou même pourrait manger sans ?!

Et s’ils ne veulent pas manger comme nous, qu’ils ne mangent pas du tout !

Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… Bonjour la galère ! ©Nicolas J. Leclercq

Bonjour la galère ! ©Nicolas J. Leclercq

Plutôt fermer que d’accueillir des mangeurs sans ! Ils nous poussent à nous poser des questions, à trouver des solutions et même à faire du chiffre d’affaire. Non, tout ça n’est que du marketing et personne n’est dupe !!

D’ailleurs Camille, traiteur indépendant, vit un cauchemar depuis que tout le monde a des contraintes alimentaires. Impossible pour elle de trouver un menu qui convienne à tout le monde, car « le moi est devenu roi, le bien-être est privilégié au savoir-vivre […] on choisira son intestin plutôt que le repas commun ».

Non, il faut résister au puritanisme, à l’hygiénisme et à l’individualisme des mangeurs sans, travers très justement pointés du doigt par Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, dans son entretien recueilli par François-Régis Gaudry.

Quand L’Express culpabilise les mangeurs sans… - On se mobilise ? ©Clem Onojeghuo

On se mobilise ? ©Clem Onojeghuo

Nous mangeurs sans, n’avons jamais pensé à ouvrir des lieux sans. C’est inimaginable, inconcevable ! En revanche, nous avons réussi à dégoûter les italiens de la gastronomie, depuis qu’ils se sont mis à proposer des pâtes et des pizzas sans gluten. L’Espagne n’est plus une terre de fête, depuis que les bars servent de la bière sans gluten. Nous faisons tout disparaître et pratiquons la politique de la table brulée.

Au nom de tous les mangeurs sans, l’équipe de Because Gus souhaiterait exercer son droit de réponse au dossier de L’Express. Nous ne cherchons pas à empêcher le travail de la presse, à museler des journalistes, ou à mettre en place une dictature du politiquement correct. Nous souhaitons juste ne pas être exclus d’un dossier qui nous concerne.

La photo de couverture est signée : ©Erwann Terrier pour L’Express

A PROPOS DE L'AUTEUR

Cécile Gleize

Fondatrice de Because Gus et gluten free !

    COMMENTS (36)

  1. Sabot-Patracone

    ()

    Merci à Because Gus de s’être désigné comme le porte-parole de tous les associaux gastronomiques que nous, intolérants, allergiques, diabétiques représentons.
    Bravo pour ce droit de réponse qui nous brûlait les lèvres autant qu’une goutte de lait !
    Ce journaliste est peut être papa. Ses enfants sont alors probablement éduqués dans le jugement des autres et l’exclusion de ceux qui sont différents.
    Je n’en comprends que mieux pourquoi, mon fils, sévèrement allergique est mis de côté par les autres dans sa classe, malgré ses efforts pour s’intégrer.
    Si nous sommes des casses-pieds hyponcondriaques et irrespectueux, ce monsieur est un journaliste de pacotille, dont les articles ne sont même pas assez bons pour se torcher le derrière.

    Répondre

  2. Laetitia

    ()

    Merci,merci ! Je souhaite que ce journaliste n’ait jamais de soucis de santé liés à l’ alimentation! Il croit vraiment que c’est par plaisir ou caprice d’être obligé de se priver! Non mais je rêve! Mon pauvre Monsieur,réfléchissez un peu plus et faites plutôt des articles sur la malbouffe et le pognon que les industriels se mettent en poche au détriment de la santé des consommateurs. A force de nous gaver de produits bourrés de pesticides,génétiquement modifiés,et bien oui,Monsieur,les gens deviennent malades et sont obligés de manger autrement pour ne plus souffrir!

    Répondre

  3. Rigbois

    ()

    Hé oui… j’ai le même problème au moment des repas qu’à l’heure où les soirées commences…
    Mais pour les repas, c’est plus facile : je mange peu en faisant un petit écart et je « régule » les jours suivants…
    En faire autant pour les soirées, c’est un chouilla plus difficile… En effet, lorsque de bon amis organisent une soirée… difficile de refuser de boire toute la soirée… alors je prends (avec plaisir) un ou deux verres. Mais… après trois heures, je l’avoue : je m’ennuie grave ! Tout le monde est grisé sinon plus, tenir une conversation un peu plus que censé relève de l’exploit et encore, je me fais catalogué de chieuse, de coincé qui sait pas s’amuser… Et encore, j’ai pas réclamé a ce qu’on fume dehors ou qu’ils oublient le pétard…
    Alors ? Déménager dans une zone désertique vivre comme un Hermite ?
    Non, j’ai pas envie… mais force est de constater que certaines amitiés ne se vivront plus de la même façon… (et y perdront !) on se limitera à un ciné, un thé, une rando… (déjà ça réduit le nombre d’intéressés !)
    Et pour l’alimentation, c’est la même : nos intestins contenants plus de neurones que notre cerveau, l’alimentation trop riche que l’on a, a une répercussion sur la « bonne santé » de nos neurones et nos choix sont différents, nos réflexions s’orientent différemment, notre vision des choses est différentes… De tout cela on s’en rend compte lorsqu’on a cessé tous toxiques pendant au moins 6 mois…
    Mais lorsqu’on accède à cette limpidité d’esprit, on est étiqueté comme « mangeur sans », chiant, irrespectueux et égoïste…
    Pourtant, j’vous jure madame, lorsque je suis invitée à diner, j’amène la drogue actuelle de mon hôte (vin, sucre, herbe…), d’ailleurs ils me remercie toujours chaleureusement mais (ils ne savent pas que je le sais) me catalogue quand même de chieuse parce que lorsqu’ils dinent chez moi, je n’ai pas « rajouté » de viande et le dessert est sans sucre ajouté… c’est vrai quand même que j’exagère, à cause de moi ils seront en manque, consommeront 2x plus arrivé chez eux et risqueront l’overdose !…

    Il faudrait peut être que je me remette à la dope ? Surtout qu’un dealeur (boulangerie) vient d’ouvrir en face de chez oim…

    Répondre

  4. Séverine

    ()

    Merci pour ce « coup de gueule » ????
    Mère d’une diabétique depuis ses 1 an, mariée à un coeliaque et traiteur sans gluten et sans sucre ajouté, je m’éclate à régaler mes clients et ça marche. Cuisiner sans permet de partager un repas alors que l’inverse non. C’est mon credo. Même les mangeurs de blé en redemandent ???? l’Express serait passé à côté de cette possibilité ?

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci pour votre témoignage Séverine !!
      On est bien d’accord, pour ne pas nous louper, L’Express et son journaliste Gerald Andrieu auraient bien fait de nous interviewer 😉
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  5. Adélaïde Nat

    ()

    Merci de rétablir la réalité ! Merci à vous ! Je suis souffrante sama et ehlers danlos ce qui veut dire 5 ans de subocclusions et pliée en 2 et grosses pseudo allergies qui s’aggravent et tournantes pouvant aller au choc.. J’ai plus de vie sociale car j’ai peur d’être malade si je mange quelque part et si il ya un écart je le paie fort.. Alors les jugements non merci je préfère manger que du fait maison et chez moi ou quelques amis proches compréhensifs que j embête pas je ramène ma gamelle ! Et le l’express pense que c’est drôle ? Par envie ? Par volonté de faire chier mon monde ? Vivez ma vie sans déprimer et ce sera déjà un exploit…

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci pour votre témoignage Adélaïde !
      On espère vraiment que cet appel va réveiller les consciences et qu’on cessera de diffuser de fausses infos en nous donnant la parole 🙂
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  6. CATHY

    ()

    Ca devient de plus en plus lourd qu’on assimile les « mangeurs sans » aux malades. Au départ je me réjouissais de la mode du sans gluten qui a apporté de nouveaux produits dans nos assiettes mais je n’en peux plus d’être constamment stigmatisée à cause des mes poly allergies. Je suis à 2 doigts de faire des démos aux restaurateurs condescendants juste pour leur montrer que je peux vraiment mourir.

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Bonjour Cathy,
      On comprend votre exaspération ! On espère qu’en discutant calmement, vous pourrez vous faire comprendre, sans avoir besoin d’aller aussi loin 😉
      Malheureusement ce n’est pas les 1% de mangeurs sans gluten par mode qui jettent le discrédit sur tout le monde, mais les articles qui ne vérifient pas leurs information et relayent des idées fausses sur les coeliaques et autres mangeurs sans. C’est pour cela que nous luttons pour un droit de réponse !!
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  7. SYLVIE COMTOIS

    ()

    Je crois que ce journaliste en question manque simplement d’éducation et vit dans l’ignorance de la maladie et contraintes des gens comme nous, je crois qu’il avait grandement besoin d’attention donc ne sachant comment en obtenir il s’en ai pris à nous les cœliaque et intolérant et allergique qui vivons difficilement dans la société à cause des gens comme lui.
    Pauvre lui je sympathise avec toute cette ignorance je préfère de loin être cœliaque que d’être dans sa peau!!!
    Il faudrait ne pas oublier que souvent on récolte ce qu’on l’on sème . Cela dit il n’est pas à l’abri lui meme de la maladie….en espérant qu’il tirera profit de cette leçon…… à suivre!

    Répondre

  8. Niceolive

    ()

    Bjr même pas eu envie de lire cet article de l’express que ma belle famille a gentiment relayé sur les réseaux sociaux (moi visée ???????) bravo pour votre article et laissons les sceptiques continuer de s’empoisonner ! Je suis végétarienne depuis ma naissance et confrontée depuis toute petite à l’obscurantisme (il y a 30 ans les végétariens comme mes parents étaient considérés presque comme des criminels ou en tout cas des babas cools dégénérés) Le point positif quand même malgré ce que dit l’express c’est que la société évolue et qu’aujourd’hui les no glu …vegans…et autres intolérants sont quand même
    Mieux acceptés et qu’on trouve de plus en plus une offre variée qui nous permet de vivre comme tout le monde ou presque !

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci beaucoup pour votre soutien et bon courage avec votre belle famille 😉
      Ce serait intéressant de discuter du fond ou de leur faire lire notre appel pour qu’ils prennent conscience de ce que relaye ce dossier !
      En tout cas, oui les choses s’améliorent de plus en plus pour tous les mangeurs sans, et heureusement !!
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  9. line

    ()

    Je sais que ce message détonnera, mais je connais votre ouverture pour accepter et publier un avis divergent.

    Oui, il y a une certaine dose d’individualisme, il faut bien l’admettre, lorsqu’on exige que la personne qui nous reçoit soit obligée de modifier SES habitudes culinaires pour se conformer à nos attentes d’invité.e.s.

    Ne pouvons-nous pas faire honneur à notre hôte et mettre de côtés nos principes individuels, pour, le temps d’un repas, partager quelque chose de plus grand encore que la somme de nos individualités : la fraternité ? Autrement dit, qu’est ce qui plus important : nos principes personnels ou accepter que nous faisons partie d’une société, d’une collectivité et qu’il est bon de trouver des compromis lorsque nous « partageons » un repas ?

    Personnellement, je suis une athée anticlérical convaincu et l’idée d’acheter une viande qui soit bénie ou qui respecte un quelconque rite religieux m’est totalement impossible – à titre personnel.

    Si je suis votre idée, devrais-je, lorsque je vais manger chez un amis musulman dire « Désolé je ne mange pas de viande halal »? et ainsi ne pas partager pleinement ce repas ?

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Bonjour Line,
      Merci pour votre proposition, mais comment fait-on quand on ne peut pas ? On est d’accord, on aimerait bien faire des efforts, mais quand on est allergique, coeliaque, sensible ou autre et qu’on ne peut pas manger de tout, c’est là que le problème se pose. Or l’article insinue que c’est possible en citant l’exemple d’un coeliaque qui fait un effort pour les autres. Malheureusement ce témoignage ne reflète en rien la situation des coeliaques et véhicule de fausses idées là dessus. De sont des contraintes que nous n’avons malheureusement pas choisi, alors pourquoi en plus culpabiliser des gens qui voudraient manger avec tout le monde ??
      Merci en tout cas de débattre 😀
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  10. Sissi

    ()

    Je suis dans une colère noire depuis la découverte de ce… torchon ? et encore mes torchons me sont utiles….

    Je ne sais vraiment plus comment faire pour que les gens comprennent qu’on ne fait pas exprès en tant que malade… Et j’aimerai aussi les jours de déprime m’envoyer un McDo bien dégueu sans en subir les conséquences sur une semaine…

    J’aimerai que les gens étriqués arrêtent de se moquer de moi parce que dès qu’il y a un repas un milieu de notre sortie je deviens miss google pour savoir ou quand comment je vais pouvoir manger ou s’il faut que je prévois le coup…

    Pour le reste j’essaie d’avoir mon pain dans mon sac quand je sais qu’on va manger dehors et à part un abruti qui n’avait pas envie de comprendre en 4 ans je ne suis jamais tombée sur quelqu’un de désobligeant. Peut être juste ignorant de la chose mais après un courtois échange sur le sujet et les conséquences tout s’arrange. La plupart du temps je mange partout et j’adapte mon repas en fonction de la carte…

    Je vis peut-être au pays de bisounours mais ma famille et mes amis sont géniaux et font toujours attention (parfois plus que moi) aux repas et à trouver des endroits adaptés ou préparer une petite assiette sans gluglu exprès pour moi… et je ne me sens pas exclu au contraire, je me sens privilégiée :p

    Autour de ma table il y a pour de vrai un intolérant au lactose, une végan, une végétarienne… parfois même des gens qui mangent sans porcs… Des gens qui n’aiment pas telle ou telle chose… bref… et on arrive tous a partager un repas sans se frapper !!!

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci Sissi !! Oui ça peut bien se passer à table et heureusement. Merci de nous le rappeler et de vous indigner avec nous !
      On se demande qui sont les intolérants (ho ho ho)
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  11. Christelle

    ()

    Bonjour,
    Cet article montre oh combien nous ne sommes pas considérés comme étant malades lorsque nous sommes « mangeurs sans » et allergiques ou intolérants à certains aliments.
    Nous sommes donc considérés comme « emmerdants » par ces personnes, tels ce cuisinier, ce journaliste et les autres… qui restent dans l’ignorance.
    La citation de Rabelais est tellement juste : l’ignorance est mère de tous les maux !

    Répondre

  12. valcamina

    ()

    Bonjour, je suis outrée par la position du coeliaque qui ose dire qu’il s’adaptera et mangera en petite quantité. Il y a une population pour laquelle il n’est tout simplement pas possible pour des raisons médicales de manger sans gluten. Et tout écart l’expose à des problèmes immédiats et bien plus grave à long terme, style lymphome. Personnellement je suis atteint de dermatite herpétiforme m’obligeant à suivre un régime strict sans AUCUN écart. Je me suis fait avoir il y a quelques années avec un potage dans un restaurant provoquant une rechute: des pustules sur tout le corps y compris le visage m’obligeant à suivre un protocole médicamenteux de 2 ans avec un suivi rapproché car le médicament provoque de l’anémie. Et avec un traitement non garantie sur le résultat. Donc le cas de ces personnes qui n’ont pas le choix doit être CONNU et pris en compte par les professionnels. Pour de plus amples informations, se rapprocher de l’AFDIAG qui fait un super travail depuis des années et qui garantie la fourniture d’informations de qualité et qui est le vrai porte parole des intolérants au gluten (coeliaque et dermatite herpétiforme)

    Répondre

  13. Rita

    ()

    Bonjour , je suis cœliaque et je trouve ça fatiguant qu’on confonde tout et tout le monde. Moi j’ai pas le choix je DOIS manger sans gluten pour éviter d’être tout le temps malade tout simplement. Malheureusement on n’est pas tous égaux dans ces restrictions alimentaires alors un peu de douceur. Merci because Gus de nous défendre :).
    Rita.

    Répondre

  14. Karine

    ()

    Et bien si…justement, j’avais pour projet de créer un resto « sans » pour les allergiques et intolérants !
    Ne vous inquiétez pas, monsieur le journaliste, nous allons rester bien entre nous pour manger des produits frais, sains et sans allergènes !
    Nous vous laisserons les poulets aux hormones, les pesticides, la vache folle et cie et les plats traditionnels bien gras qui vous fileront un bon gros cholestérol.

    Répondre

  15. Gaelle

    ()

    Quelle ignorance et quel conformisme ! A part diviser les gens et inventer une fausse guerre culinaire, il sert à quoi ce dossier ?
    Quand on invite des amis à manger, on veut avant tout leur faire plaisir, non ? Qu’ils passent un bon moment, et non pas les rendre malades ou les forcer à manger contre leurs convictions ? Ou alors c’est un dîner de cons.
    Par contre, cela me choque que des restaurateurs s’en plaignent. Quand je lis ce genre de témoignage (ou quand je l’entends moi-même au resto) j’en viens à me demander pourquoi ils font ce métier. Il faudrait quand même un jour regarder au-delà de son bout de nez et peut-être s’inspirer de pays où – ô miracle – des restaurateurs organisent haut la main des repas pour tout type de régime alimentaire.

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci beaucoup Gaelle pour votre coup de gueule !!
      On comprend que cela fasse peur aux restaurateurs, c’est une question d’info et de formation il nous semble. On essaye de mieux la faire circuler en ligne en attendant notre prochain projet à venir 🙂
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

  16. Plum

    ()

    Maman d’une enfant intolerante à beaucoup d’aliments (qui ingerés, provoquent des poussées d’anticorps, mecanisme auto-immun): blé, orge, soja, pomme de terre, haricots blancs, tous produits laitiers, blancs d’oeufs, noisette, cacahouettes, noix de cajou, noix tigrée, noix de cola, ce n’est pas par plaisir que je cuisine maison. J’ai appris à faire de la patisserie Vegan, à cuisiner « sans » . La cantine l’a refusé pendant deux mois, alors qu’elle a un PAI (projet d’accueil individualisé)et des justificatifs medicaux qui disent que je dois apporter un panier-repas. Et encore, je ne dois rien apporter de « fait-maison », la mairie m’impose des conserves pour une histoire de refrigérateur… J’ai du me battre car elle se sentait exclue, et cela m’entravait professionnellement. Par ailleurs, si elle est invitée à un anniversaire, j’apporte un gâteau « sans rien » (c’est ainsi que ma fille les nomme), et des bonbons (car bcp de bonbons contiennent blé, soja etc…) Mes gâteaux ont un fier succès, et les gens ne se doutent pas qu’ils sont sans oeufs, sans blé, sans lait ou derivés…

    Répondre

    • Cécile Gleize

      ()

      Merci beaucoup pour votre témoignage ! En effet d’une école à l’autre c’est très différent et pas toujours facile à gérer comme vous l’expliquez.
      Cela vient beaucoup des peurs : sécurité alimentaire, responsabilité, contaminations croisées…
      Le dialogue aide beaucoup et peut être que les parents séduits par votre cuisine pourront vous aider en touchant un mot à la direction de l’école ou à la mairie 😉
      Voici notre article sur le sujet : http://because-gus.com/le-chemin-de-croix-du-pai-sans-gluten/
      Tenez-nous au courant !!
      L’équipe de Because Gus

      Répondre

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.