Maladies auto-immunes : définition / 1

Connaissez-vous le rapport entre la maladie cœliaque, la sclérose en plaques et le diabète de type 1 ? La réponse est dans le titre ! Ce sont des maladies auto-immunes, c’est-à-dire que le système immunitaire attaque son propre organisme comme s’il était étranger. Résultat : des pathologies sérieuses, parfois difficiles à diagnostiquer qui ne se soignent pas encore…

Définir simplement les maladies auto-immunes, c’est possible ?

La définition du Vidal est assez claire : c’est une maladie due, au moins en partie, à une action anormale du système immunitaire : les cellules (lymphocytes) ou les substances de défense (anticorps) s’attaquent sans raison à certains organes comme sil s’agissait de corps étrangers.

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©University of Liverpool faculty of Health and Life Sciences

Ces quelques 70 maladies touchent 5 à 8% de la population des pays industrialisés, et en majorité les femmes. Il en existe deux types. Le premier : celles qui sont spécifiques à un organe, comme les thyroïdites, spécifiques aux glandes endocrines, la maladie cœliaque (tractus gastro-intestinal) ou la sclérose en plaques (muscles et nerfs).

Le second type de maladies auto-immunes est plus systémique, c’est-à-dire que le système immunitaire va attaquer des auto-antigènes partagés par toutes les cellules de l’organisme. C’est le cas du lupus.

À quoi sont dues les maladies auto-immunes ?

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©Urgences NBC

Elles combinent une prédisposition génétique à des facteurs endogènes et environnementaux. Certains gènes associés au fonctionnement du système immunitaire jouent un rôle dans l’apparition de telles pathologies. C’est le cas des gènes HLA, associés notamment à la maladie cœliaque.

D’autre part, les dérèglements hormonaux, les infections virales ou encore certains médicaments peuvent être à l’origine de ces maladies, tout comme la pollution. C’est pour cela que l’on remarque une prédominance de ce type de maladies dans les pays développés…

Un traitement pour les maladies auto-immunes ?

On sait traiter les symptômes, améliorer la vie des patients, mais pas (encore) les guérir. Cependant la recherche avance considérablement et des progrès significatifs ont été faits ces dernières années.

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Guérir ? ©Dr House – TF1

Sonia Berrih-Aknin est Directeur de Recherche à l’INSERM et co-dirige une équipe de recherche à l’Institut de Myologie de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Elle nous explique : « il y a une vingtaine d’années, on se contentait de réduire un peu l’activité du système immunitaire.

Aujourd’hui, on est capable d’injecter des anticorps qui bloquent ou tuent les cellules qui produisent des molécules néfastes. On étudie également l’injection de cellules souches, qui sont immuno-régulatrices. Le progrès de la recherche dans le diagnostic et dans les traitements est immense et prometteur. »

Un des problèmes persistant est la méconnaissance des médecins, en particulier des maladies rares. Même si on est sur la bonne voie, il reste des progrès à faire…

Cet article a été publié le 9 août 2016 et a depuis été mis à jour par l’équipe.

La photo de couverture est signée : ©Public Domain Pictures


A PROPOS DE L'AUTEUR

Adeline Adelski

Passionnée de théâtre et de littérature, Adeline usait déjà toutes ses plumes dès son plus jeune âge. « Quand je serai grande, je serai écrivain ! » Poursuivant aujourd’hui ses promesses d’enfant, elle écrit pour la publicité et les blogs tendance. Elle est également passionnée de voyages et roule régulièrement sa bosse aux quatre coins du monde… Peut-être nous dénichera-t-elle des adresses sans gluten en Micronésie ou au Sichuan ?

    COMMENTS (7)

  1. laurent

    ()

    Ce qui est drôle, c’est que nos ancêtres paléolithiques n’avaient pas de maladie auto-immunes. Même certaines peuplades très reculées ne connaissant pas notre mode de vie n’ont pas de ce type de problème.

    L’alimentation est déjà un bon début pour rééquilibrer son microbiote et permette à son intestin de ne plus être une passoire!

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    • Amy

      ()

      Je pense qu’il faut faire la part des choses, nos ancêtre paléolithiques ou plus proches, avaient certainement aussi ce type de pathologie toutefois les progrès de la médecine, font d’une part qu’aujourd’hui on diagnostique ce que l’on ne diagnostiquait pas avant et d’autre part que des diagnostiques autrefois appelés d’une telle dénomination sont aujourd’hui décelées comme étant d’autres pathologies… Certes on pensera malgré tout à l’évolution des conditions de vie, de l’environnement, la présence des facteurs cancérigènes etc. mais à côté de ça les progrès de la technologie médicale permettent aujourd’hui de déceler des tumeurs ou autres maladies que l’on ne diagnostiquait pas autrefois.

      Répondre

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